Un enjeu de santé au travail qui nous concerne tous
La prévention du suicide s’inscrit pleinement dans la prévention des risques psychosociaux et, plus largement, dans la démarche de santé mentale au travail. En entreprise, les situations de détresse psychologique peuvent s’exprimer de manière progressive ou parfois de façon plus brutale. Elles ne sont pas toujours visibles immédiatement, mais elles existent et nécessitent une attention particulière.
Observer les signaux à temps permet d’agir, de dialoguer et d’orienter vers les bons interlocuteurs avant que la situation ne s’aggrave. À travers cette campagne menée tout au long du mois de février, l’AMI Prévention souhaite rappeler que la prévention repose sur une vigilance partagée, impliquant les salariés, l’encadrement et les employeurs.
Repérer les signaux d’alerte au travail
La souffrance psychique ne se manifeste pas de manière uniforme. Elle peut prendre des formes variées, parfois discrètes, parfois plus explicites. Certains signes doivent néanmoins alerter, notamment lorsque le mal-être s’installe dans la durée.
Il peut s’agir de l’expression d’idées noires ou d’un profond découragement, d’un sentiment de solitude, d’inutilité ou encore de changements de comportement inhabituels. Un isolement progressif, une irritabilité marquée, un repli sur soi ou un désinvestissement professionnel peuvent également traduire une difficulté plus profonde. Dans certains cas, des propos laissant entendre que « tout irait mieux sans soi » doivent être considérés avec une attention particulière.
Ces signaux ne permettent pas de poser un diagnostic, mais ils doivent toujours être pris au sérieux, sans jugement, ni interprétation hâtive.

Agir face au mal-être : un rôle pour chacun dans l’entreprise
Lorsqu’une situation de mal-être est repérée, il n’est pas attendu de devenir expert en santé mentale. En revanche, certains réflexes sont essentiels. Oser en parler, écouter avec bienveillance et ne pas rester seul face à une situation préoccupante constituent les premières étapes de la prévention.
Orienter la personne vers les bons relais est également fondamental. Le médecin du travail, l’infirmier(ère) de santé au travail, le psychologue, l’encadrement ou les représentants du personnel peuvent être mobilisés selon les situations.
Repérer, alerter et orienter permet souvent de rompre l’isolement et de favoriser une prise en charge adaptée.
Les équipes de l’AMI Prévention restent disponibles pour accompagner les salariés et conseiller les employeurs, dans le respect strict de la confidentialité.

Une campagne visible dans tous les centres de l’AMI Prévention
Dans le cadre de cette action de sensibilisation, l’AMI Prévention déploie des affiches pédagogiques dédiées à la prévention du suicide dans l’ensemble de ses centres fixes et mobiles.
Ces supports visent à rendre les messages de prévention visibles, à encourager le dialogue et à rappeler que des solutions et des accompagnements existent.
L’information constitue souvent la première étape de la prévention.
Rendre les signaux plus lisibles, c’est aussi faciliter l’accès à l’aide.
En cas d’urgence : agir sans attendre
Si une personne est en danger immédiat, il est indispensable de contacter les secours. En France, le 3114, numéro national de prévention du suicide, est accessible 24h/24, gratuitement et de manière confidentielle.
Le 15 (SAMU) ou le 112 peuvent également être contactés en cas d’urgence.
L’accompagnement de l’AMI Prévention
La prévention du suicide s’inscrit dans une démarche globale et continue de prévention des risques psychosociaux.
L’AMI Prévention accompagne les employeurs et les salariés pour repérer les situations à risque, agir en amont et orienter vers les dispositifs adaptés.
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