Chaque année, Octobre Rose est l’occasion de sensibiliser à la prévention et au dépistage du cancer du sein. En 2026, l’AMI Prévention se mobilise à nouveau et souhaite adresser un message simple : prendre soin de sa santé, c’est aussi prendre quelques minutes pour vérifier où l’on en est de son suivi et de son dépistage.
Alors, en ce mois d’octobre, pourquoi ne pas vous poser la question : où en suis-je de mon dépistage ?
Cancer du sein : pourquoi le dépistage reste essentiel
Le cancer du sein demeure le cancer le plus fréquent chez la femme en France et la première cause de décès par cancer chez la femme. Santé publique France estime à 61 214 le nombre de nouveaux cas diagnostiqués en France métropolitaine en 2023. Santé Publique France
Face à cette réalité, le dépistage permet de rechercher une éventuelle anomalie ou un cancer avant même l’apparition de symptômes. Une détection précoce permet notamment une prise en charge plus rapide.
Pourtant, la participation au programme de dépistage organisé reste insuffisante. Les dernières données publiées par Santé publique France indiquent un taux de participation de 47,5 % en 2025, et de 45,7 % sur la période 2024-2025. Santé Publique France
Octobre Rose constitue donc un moment privilégié pour remettre cette question au cœur de nos préoccupations.
Êtes-vous à jour dans votre dépistage ?
En France, le programme national de dépistage organisé s’adresse aux femmes âgées de 50 à 74 ans, sans symptôme apparent ni facteur de risque particulier. Tous les deux ans, elles sont invitées à réaliser une mammographie associée à un examen clinique des seins auprès d’un radiologue agréé. Cancer
La mammographie réalisée dans le cadre du programme est prise en charge à 100 % par l’Assurance Maladie. Lorsqu’aucune anomalie n’est identifiée lors de la première lecture, les clichés font également l’objet d’une seconde lecture par un autre radiologue. Santé Publique France
Vous avez entre 50 et 74 ans ? Posez-vous simplement la question : quand ai-je réalisé ma dernière mammographie ?
Si vous avez reçu une invitation et que vous avez repoussé votre rendez-vous, Octobre Rose peut être l’occasion de le programmer.
Et avant 50 ans ?
Les recommandations ne sont pas identiques pour toutes les femmes. L’âge, les antécédents personnels ou familiaux et certaines prédispositions génétiques peuvent notamment conduire à proposer des modalités de surveillance différentes. Près de 80 % des cancers du sein se développent après 50 ans, ce qui explique notamment pourquoi le programme national de dépistage organisé débute à cet âge. Dépistage INCa
En présence d’un facteur de risque particulier, d’un doute ou d’un changement inhabituel au niveau d’un sein, n’attendez pas le prochain dépistage organisé pour en parler à un professionnel de santé.
Votre médecin traitant, votre gynécologue ou votre sage-femme pourra vous conseiller et, si nécessaire, vous orienter vers un suivi adapté à votre situation.
Octobre Rose : transformer la sensibilisation en action
Rubans roses, affiches, campagnes sur les réseaux sociaux… chaque année, Octobre Rose bénéficie d’une forte visibilité. Mais derrière le symbole, l’essentiel reste le passage à l’action.
À l’AMI, notre mission de prévention et de santé au travail nous conduit aussi à rappeler que la santé ne s’arrête pas aux portes de l’entreprise. Le travail peut être un espace privilégié pour informer, sensibiliser et encourager chacun à prendre soin de sa santé.
Durant Octobre Rose 2026, nos équipes se mobilisent donc pour relayer les messages de prévention auprès des salariés et des employeurs adhérents.
Et si cette campagne était tout simplement l’occasion de prendre quelques minutes pour penser à vous ?
En octobre, posez-vous la question : où en suis-je de mon dépistage ?
Vous avez un doute sur votre situation ou votre suivi ? Parlez-en à un professionnel de santé.
Pour en savoir davantage sur le programme national et trouver un radiologue agréé, consultez le service de l’Institut national du cancer : Je fais mon dépistage – cancers du sein.
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